03 juillet 2009

Pop goes the world (1) : New Order [1] - Lendemains Douloureux.

"Ce n'est pas parce que Michael Jackson est mort que la pop l'est aussi : elle se porte très bien, merci pour elle."

New_Order_Movement_Cover
A l'origine de New Order, il y'a bien evidemment Joy Division, un nom qui a l'époque etait d'une ironie bien plus cynique que l'apposition du prénom d'une égérie américaine à celui d'un des plus célèbre assassin que l'amérique ait connu. Nous sommes en plein miliue d'un climat social pessimiste et Ian Curtis incarnera jusqu'au bout le déséspoir sans issue des "divisions du plaisir", jusqu'à ce que dévoré par ses propres démons, il décide de mettre fin au groupe de manière on ne peut plus radicale... laissant ses trois comparses dans un etat de deuil douloureux.
Sur des cendres plus noires que jamais, Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Albrecht fonde New Order, un nom immédiatement décrié pour ses conotations nazies (dont le groupe se défendra toujours), un Nouvel Ordre donc, un nouveau départ...ou enfin presque.
Le premier album du groupe, "Movement" reste encore profondement marqué par la mort de Ian Curtis et reste dans la continuité de Joy Division : une atmosphère grisailleuse, une atmosphère de deuil qui se ressent dans la cold wave qui innode l'album autant que dans la voix de Bernard Albrecht, désormais aux chant, et dont la voix imite celle de son ami disparu.
Des ttires comme "Dreams Never End", "Senses" ou "Doubt Even Here" ne respire la joie de vivre, les guitares sont glaciales, le travail sur les percussion rend le tout encore plus froid, parfois industriel; "ICB" témoigne de la place encore prépondérante que l'ex chanteur de Joy Division occupe dans cet album puisque l'acronyme signifie "Ian Curtis Buried", et le titre "Truth" avec son rythme lent et son chant désincarné est assurément l'un des plus funèbre de l'album : on en vient même à se demander ce qu'aurait donné le titre chanté par Curtis.
L'ambiance est donc à la douleur ("Oh it's a strange day, In such a lonely way" sur "Truth" ou "Memories are all that left, I need you near to me now" sur "Doubt Even Here"), au questionnement et à l'incompréhension ("Will my time pass so slowly, On the day that i fear?" sur "Truth"; "No reason ever was given" sur "Senses" ou bien "Questions are on your side" sur "Doubt Even Here", "It's another story, Some of it is blurred, I tried to understand him, I tried so hard" sur "Denial") ou bien aux derniers adieux ("Hello, farewell to your love and soul, Hello, farewell to your soul" sur Dreams Never End)...
Hook, Albrecht, et Morris rendent un dernier hommage poignant à Ian Curtis et tente d'avancer, tente de comprendre son geste... "Movement" reste sensiblement éloigné du New Order que l'on connaitra par la suite, mais cet album est le point d'ancrage, la fin d'une chose et le début d'une autre, comme s'il avait fallu aux trois musiciens honorer une dernière fois la mémoire de Curtis pour enfin aller de l'avant, enfin s'atteler à quelque chose de nouveau et de différent, dont les prémices commencent à se faire entendre entre les deux années qui séparent "Movement" de son successeur "Power, Corruption and Lies", un laps de temps pendant lequel naitront des titres tels que "Ceremony" (qui même s'il est beaucoup plus pop reste une magnifique chanson d'adieu), le très joli "Procession" lui aussi assez pop ou les plus club "Everything Gone Green" (clubbing très moite) et "Temptation" ou "Hurt" (méga tube qui shake your ass).


Posté par Ezekkiel à 03:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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