26 juillet 2009

Love of the masses.

C'est l'été et en été, c'est dur d'être français, entre ceux qui se plaignent de la chaleur puis les mêmes qui se plaignent de la pluie, le concert de Jonnhy Halliday au Champ de Mars pendant lequel tous les camionneurs bedonnants auront le loisir d'observer que l'argent des contribuables est bien utilisé, l'attente d'une nouvelle canicule pour toucher l'héritage de mamie, les feux d'artifices qu'on va voir tous les ans même si c'est à chaque fois la même chose (mais c'est joli et plein de couleur alors si vous êtes autiste...), le Tour de France pendant lequel on essayera de deviner lequel des cyclistes n'est pas dopé à l'EPO pendant que d'autres s'extasieront sur les shorts fluos des mêmes sportifs ou débattront sur l'intégrité de Lance Armstrong... parce que l'été c'est aussi le moment des grands débats, devant Secret Story où l'échelon le plus bas de l'humanité se retrouve enfermé et ne risque pas de changer mon absence de foi en l'être humain, devant les programmes intellectuels de TF1, les blockbuster pourris au cinéma (au hasard Tranformers 2, le film calibré pour les gens du Nord avec des voitures tunés qui se battent contre d'autres voitures tunés, ouaiiiiis, ou bien Harry Potter dans lequel le magicien ira encore une fois agité sa baguette contre Voldemore pendant qu' Hermione est obligée d'utiliser la sienne de baguette, sans oublier le dernier pixar qui chie sur les lois de la gravité en faisant s'envoler la maison d'un vieux grâce à un système ingénieux de ballons).
Mais l'été c'est aussi la période des tubes pourris martelés à la radio ou sur M6 avec cette année comme prétendant au titres, le premier single du nouvel album de Christophe Willem, le chanteur préféré de la ménagère de plus de 35 ans qui remue ses fesses traités à la crème anti-cellulite sur "Berlin" (surement de la propagande nazis dissimulé, à coup sûr) tout en essayant de faire avaler des nuggets d'Aldi à ses mômes en pleine crise d'adolescence; Helmut Fritz, le chanteur (?) engagé de l'été qui dit non aux filles qui mettent des jeans slim, des converses, du gloss, qui ressemble à Kate Moss, aux gens qui achète des macarons, enfin des trucs vachements importants quoi, surtout quand ce sont les personnes qui achète votre daube : Helmut (encore un nazi vous voulez pariez) crie "Ca m'énerve", et moi aussi ça m'énerve les buzz tout pourris; Y'en a aussi qui sortent de nul part genre Milow, avec un titre qu'on va entendre tout l'été et on sait même pas pourquoi les gens aiment ça, c'est ptet la madame peinte en doré qui se trémousse tout le long de son putain de clip de merde... et surtout le gagnant de cet été 2009 bien maussade, Pascal Obispo qui se renomme "Captain Samouraï Flower" (vous pouvez admirer l'inventivité du nom : Pascal je crois qu'il est temps de te racheter des cheveux, visiblement ce qui te reste de cerveau a subi les affres du rude hiver passé) et qui désormais prône un message écolo en musique (vous remarquerez aussi le courage de ses opinions quand les Verts arrivent en seconde position aux Europééennes, je craint de plus en plus pour le gros carnivore pollueur que je suis) tout en piquant les costumes et l'estétisme de Coldplay : don't don't believe the hype!!!!!!!
Dieu merci, au milieu de cet amas de médiocrité musicale, quelques rayons de soleil viendront apporté un peu d'espoir aux pauvres âmes désoeuvrées, tel des chercheurs d'or au milieu d'un océan de caca.


Beth Ditto reviens avec The Gossip, et mèle toujours éléctronique à de la pop enragée, (cette fois ci sous la houlette de Rick Rubbin, le barbu qui a travaillé avec les Beastie Boys entre autre) et prouve une fois de plus qu'elle a toujours une sacré paire de couille.

Thurston Moore, Kim Gordon... de nouveau réunis pour "The Eternal", 16e album d'une formation culte entre élans punk et approche plus mélodique; pas de révolution sous le soleil mais un bien bon album qui montre que Sonic Youth vieillit bien.

Cet été, le Major Lazer tentera de sauver le monde des vampires et des momies, au milieu de femmes fatales, des palmiers, des narcotrafiquants et autres joyeusetées plein de couleurs qui innondent la pochette du ragga dancehall de Switch et Diplo, pour un album furieusement remuant peuplé d'invités (Santigold, Mr.Vegas, Nina Sky...) : allez hop, tous en Jamaïque.


Posté par Ezekkiel à 23:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Love of the masses.

Nouveau commentaire