05 août 2009

Pop goes the world (2) : New Order [2] : mort des "divisions de la joie et etablissement du "nouvel ordre".

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Un peu plus d'une année plus tard, "Power, Corruption and Lies" pointe le bout de son nez, un titre assez brutal pour un album qui ne l'est pas vraiment, puisque désormais, le passé associé à Joy Division est bel et bien révolu, le deuil est consommé, et cet album est celui qui va établir l'identité véritable de New Order, partagée entre désirs pop et pulsions elctronic voir house tendance club. C'est qu'entre "Movement" et "Power, Corruption & Lies", il y'a quand même eu un événement majeur dans l'histoire du groupe et de la musique electronique des 80's : la sortie du single "Blue Monday", long de plus de 7 minutes (ce qui est assez énorme à l'époque) et surtout tube electro/house qui va faire le bonheur des club anglais. C'est bien simple, "Blue Monday" est l'un des single qui s'est le plus vendus et est encore considéré comme un must.
Pourtant le titre qui introduit ce second album est des plus pop, "Age of Consent" est une espèce d'hymne pop lumineux et rythmé, avec la voix de Bernard Sumner qui s'assume désormais dans un timbre presque adolescent, bien loin de l'imitation de Ian Curtis qui imprégnait l'album précédent; "The Vilage" est de la même trempe, pop et catchy, guilleret, dansant, hyper joyeux et on pardonnera les fausseté tant Sumner semble animé d'une euphorie contaminante.
Sur d'autres titres, l'éléctronic tient le haut de l'affiche comme sur "5-8-6", titre très club, comme un petit frère de "Blue Monday"; "Your Silent Face" se rapproche de l'école allemande représentée par Kraftwerk dans une ballade douce et positive au tempo lancinant, une ambiance doucereuse et confortable qui en fait un titre extrémement plaisant.
"Ultraviolence" creuse le sillon éléctro + guitare mais dans une facture moins pop, plus proche d'un Liquid Liquid, une sorte d'éléctro-rock prédateur, adulte, moite et nocturne, avec un rythme quasi tribal parfois dans lequel Sumner parle d'amour manqué, un thème qui se déssine tout au long de l'album ("Everybody makes mistakes, even me"); "Ectasy" se situe dans la continuité de "Ultraviolence" mais sans réel chant, juste des voix vocodées.
"We All Stand" se détache du reste de l'album par un ton plus sombre, adoptant un style qu'on qualifiera de "reggae-blanc" qui nous ramène quelques années en arrière et pourrait même nous ramener le spectre de Curtis.
"Leave Me Alone" cloture l'album d'une bien belle manière dans une émotion tout en retenue orchéstrée par la guitare, une guitare triste comme du Cure, une chanson d'adieu à rapprocher de "Ceremony" sur le précédent album...
"Power Corruption and Lies" marque les vrais débuts de New Order qui a enfin trouvé son identité, et continuera de la forger à travers les singles qui suivront, entre éléctro-pop dansante mais qui ose ("Confusion"), ballade pop mélancolique ("Lonesome Tonight") ou titre plus sombre ("Murder" et son inquiétant climat de tension)

Posté par Ezekkiel à 02:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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